Centre de Formation des Auxiliaires de Vie — Mimboman, Yaoundé

Livret de l'étudiant auxiliaire de vie sociale

Le guide complet d'accueil, de formation et de vie au centre — promotion « Sara Murielle », année académique 2026-2027. Texte intégral, consultable et imprimable.

Le mot de bienvenue

Vous ouvrez ce livret parce que vous avez choisi un métier qui compte. En rejoignant le Centre de Formation des Auxiliaires de Vie, vous entrez dans une maison née, il y a vingt ans, d’une conviction simple et exigeante : au Cameroun, accompagner une personne âgée, malade ou vulnérable ne peut pas rester une improvisation affectueuse ; il fallait en faire un vrai métier, avec ses savoirs, ses gestes et son éthique.

Ce livret est votre premier compagnon. Il vous présente l’association et celle dont vous portez aujourd’hui la promotion, la fondatrice ; il décrit votre parcours de formation, vos stages, la vie au centre et les règles qui la protègent ; il rassemble vos contacts, vos droits et vos devoirs, et les services que vous pouvez désormais utiliser en ligne, à toute heure. Lisez-le sans hâte, puis gardez-le à portée de main : il répond à la plupart des questions que vous vous poserez cette année.

La Direction du Centre de Formation des Auxiliaires de Vie (CFOA)

et le Bureau exécutif de l’Association « Les 3A »

Partie I · L’esprit de la maisonLa fondatrice

Ce centre porte une mémoire, et cette mémoire a un nom.

1. Mme Enguéléguélé Bobé Sara Murielle

Mme Enguéléguélé Bobé Sara Murielle (1940–2024), infirmière puéricultrice diplômée d’État, a fondé l’Association Assistance et Accompagnement « Les 3A » le 19 octobre 2005, à Yaoundé. Elle l’a présidée sans interruption jusqu’à son rappel à Dieu, le 1ᵉʳ juillet 2024. Ce que vous apprenez ici prolonge son geste.

Le premier bureau de l’association, certifié le 10 novembre 2005, réunissait autour d’elle huit femmes : une inspectrice des affaires sociales, une médecin pédiatre, une pharmacienne, une sage-femme, deux assistantes sociales et une femme d’affaires. Cette composition dit tout du projet : une association fondée par des professionnelles du soin et de l’action sociale, qui savaient précisément ce qu’elles voulaient enseigner. La spécialisation en puériculture que le centre propose encore aujourd’hui est l’héritage direct du parcours de sa fondatrice.

Notre vision et nos principes

2. Passer de l’engagement à l’institution

Une association qui repose sur la seule force d’une personne s’éteint avec elle. Le plan de modernisation 2026-2031, engagé après le départ de la fondatrice, poursuit un seul objet : rendre son œuvre indépendante des personnes qui la portent, et donc durable. Cela passe par une gouvernance plus solide, un modèle économique qui finance sa propre solidarité, et une plateforme numérique qui met la formation et le suivi à la portée du plus grand nombre.

La vocation de l’association tient, elle, en une phrase inchangée depuis 2005 : contribuer à apporter un sentiment de mieux-être aux personnes âgées et/ou malades et à leurs familles. Cette phrase décrit encore exactement ce que font nos équipes — et ce que vous apprendrez à faire.

Nos quatre principes

Ils ne sont pas des slogans : ils encadrent la manière dont on vous forme, dont on vous évalue et dont vous exercerez.

PrincipeCe qu’il engage pour vous
BientraitanceLe respect de la personne accompagnée prime sur l’efficacité du geste. La bientraitance est évaluée, chaque semestre, avec la participation des usagers et de leurs familles.
Accessibilité universelleL’accompagnement ne peut être réservé aux familles aisées : le modèle est conçu pour qu’une partie des bénéficiaires soit accompagnée sans reste à charge.
PluridisciplinaritéSoins, action sociale, pédagogie, droit, technologie : le métier se nourrit de plusieurs savoirs, et votre formation aussi.
Solidarité intergénérationnelleAccompagner le grand âge et la petite enfance procède d’un même geste : tenir la main de qui en a besoin, au début comme au terme de la vie.

Ces principes se déploient dans cinq axes qui structurent aujourd’hui toutes les activités de l’association : former des auxiliaires de vie sociale ; accompagner les personnes âgées dépendantes et les personnes vulnérables ; innover par le numérique dans la formation et le suivi ; transmettre et préserver l’héritage de la fondatrice ; et développer des structures d’accueil et de soins pour personnes âgées.

Le métier d’auxiliaire de vie sociale

3. Un métier de contact, exigeant et recherché

L’auxiliaire de vie sociale (AVS) accompagne, au quotidien, les personnes qui ne peuvent plus accomplir seules les actes essentiels de la vie — un aîné en perte d’autonomie, une personne malade ou en situation de handicap, un tout jeune enfant. Il intervient à domicile comme en structure, sous la responsabilité d’une équipe, et fait le lien entre la personne, sa famille et les professionnels de santé et du social.

C’est un métier de gestes précis — aider à la toilette, à l’habillage, au repas, aux déplacements, sans risque pour la personne ni pour soi — mais c’est d’abord un métier de relation. On n’y réussit pas par la seule technique : on y réussit par la disposition à prendre soin. La technique s’apprend ; c’est pourquoi nous cherchons, à l’entrée, moins un niveau scolaire élevé qu’une aptitude réelle à la relation d’aide.

Ce que fait — et ne fait pas — un AVS

L’auxiliaire de vie sociale aide aux actes essentiels, observe et transmet, stimule et rompt l’isolement, soutient l’aidant familial et alerte devant toute situation anormale. Il n’est ni médecin, ni infirmier : il ne pose pas de diagnostic et n’accomplit pas d’acte médical. Connaître les limites de son rôle fait partie de la compétence — et de la sécurité de la personne accompagnée.

Partie II · Votre formation au CFOALe parcours de formation

4. Douze à quatorze mois, du socle au diplôme

Depuis 2012, le Centre de Formation des Auxiliaires de Vie (CFOA) a formé plusieurs promotions d’auxiliaires de vie sociale. La formation initiale se déroule sur douze à quatorze mois. Elle est construite selon les référentiels agréés par le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) et s’organise en trois temps : une formation théorique au centre — le tronc commun, puis la spécialisation —, des stages pratiques de terrain dans les institutions partenaires, et un voyage d’études de découverte et d’immersion socio-professionnelle au sein d’une entreprise.

Le cursus en un coup d’œil

TempsOùCe que vous y faites
1 · Formation théoriqueAu centre, à MimbomanLe tronc commun, socle du métier organisé en six domaines et évalué en contrôle continu et en épreuves de fin de cycle, puis une spécialisation au choix : gérontologie et fin de vie, ou puériculture.
2 · Stages pratiques de terrainDans les institutions partenaires, dont diverses structures hospitalièresMettre en situation, sous tutorat, ce qui a été appris.
3 · Voyage d’étudesAu sein d’une entrepriseDécouverte et immersion socio-professionnelle.

La capacité d’accueil est de 15 à 30 apprenants par an. L’assiduité est la règle : la présence régulière aux enseignements et le temps plein durant les stages conditionnent le passage des épreuves.

Les six domaines du tronc commun

DomaineContenu
1 · Connaissance de la personneAnatomie et physiologie de base, étapes de la vie, processus du vieillissement, principales pathologies, notions de handicap et de dépendance.
2 · Gestes de l’accompagnementAide aux actes essentiels, manutention, installation et confort, prévention des risques liés à l’immobilité, gestes d’urgence.
3 · Hygiène et sécuritéHygiène des mains et du linge, entretien du cadre de vie, prévention des infections, sécurité alimentaire, gestion des déchets de soin.
4 · Nutrition et alimentationÉquilibre alimentaire selon l’âge, repérage de la dénutrition et de la déshydratation, adaptation des textures, aide au repas.
5 · Relation et communicationÉcoute, communication adaptée aux troubles cognitifs, relation avec la famille, posture et transmission.
6 · Cadre professionnelDroits de la personne accompagnée, bientraitance, éthique et déontologie, organisation du travail, transmission écrite et orale, cadre légal camerounais.

Les deux spécialisations

5. Un même socle, deux publics très différents

Accompagner un nourrisson et accompagner une personne en fin de vie exigent les mêmes qualités humaines, mais des compétences techniques distinctes. C’est pourquoi le cursus bifurque après le tronc commun. Vous choisissez l’une des deux orientations ; vous pourrez, plus tard, compléter votre profil par les modules de l’autre en formation continue.

AVS Gérontologie et accompagnement en fin de vie

La spécialisation qui répond directement au vieillissement de la population camerounaise. Elle prépare à intervenir auprès de personnes âgées, à domicile comme en service de gériatrie, y compris dans les situations de dépendance lourde et d’accompagnement de fin de vie.

  • Aide aux actes essentiels : toilette, habillage, alimentation, mobilité, élimination.
  • Manutention et transfert sans risque pour la personne ni pour le professionnel.
  • Prévention et repérage précoce des chutes, des escarres et de la dénutrition.
  • Observation des troubles cognitifs et adaptation de la communication.
  • Accompagnement relationnel, stimulation et lutte contre l’isolement.
  • Soutien de l’aidant familial et transmission des observations.
  • Approche palliative, respect des volontés et accompagnement du deuil.

Lieux de stage : services de gériatrie, structures d’accueil, accompagnement au domicile de personnes âgées dépendantes, sous tutorat.

AVS Puériculture

La spécialisation historique de l’association, héritée du parcours de sa fondatrice, infirmière puéricultrice. Elle prépare à l’accompagnement du jeune enfant en crèche, en centre de protection maternelle et infantile, en maternité et au domicile des familles.

  • Soins quotidiens du nourrisson et du jeune enfant, hygiène et sécurité.
  • Alimentation, allaitement et diversification alimentaire.
  • Repérage des signes d’alerte et conduite à tenir.
  • Éveil, jeu et accompagnement du développement psychomoteur.
  • Relation avec les parents, transmission et posture professionnelle.
  • Prévention des accidents domestiques.

Lieux de stage : crèches, centres de protection maternelle et infantile, maternités, garde à domicile encadrée.

Modules et formation continue

6. Un métier qui ne s’arrête jamais d’apprendre

Les besoins d’une personne âgée évoluent, et les recommandations professionnelles aussi. La formation continue des 3A permet à un auxiliaire déjà en poste, à une équipe ou à une famille aidante de progresser sans quitter son activité. Elle repose sur des modules courts — d’une à trois journées, capitalisables — qui s’additionnent pour composer un parcours reconnu par l’association.

Tout auxiliaire placé par l’association suit au minimum seize heures de perfectionnement par an, incluses dans son accompagnement professionnel. Les supports sont conçus pour un téléphone d’entrée de gamme et se consultent hors connexion ; ils se synchronisent dès qu’une connexion est disponible.

Perfectionnement des auxiliaires diplômés

Module (exemples)Durée
Bientraitance et éthique du quotidien2 jours
Manutention et prévention des chutes2 jours
Nutrition du sujet âgé2 jours
Troubles cognitifs et communication3 jours
Accompagnement de fin de vie3 jours
Hygiène et prévention des infections1 jour
Premiers secours et conduite d’urgence2 jours
Écrire et transmettre1 jour

D’autres parcours s’adressent aux aidants familiaux (gestes essentiels, prévention de l’épuisement), aux structures et employeurs (formations sur mesure, démarche bientraitance) et aux formateurs et référents. Le catalogue complet est présenté sur le site de l’association.

Apprendre en présentiel et en ligne

7. Le centre dans votre poche

Votre formation se vit d’abord au centre, à Mimboman : c’est là que se transmettent les gestes, que se font les mises en situation et que naît l’esprit de promotion. Mais le CFOA met à votre disposition, en complément, un espace numérique pensé pour les réalités camerounaises — un téléphone modeste, une connexion parfois intermittente.

  • Des supports accessibles hors connexion. Les contenus se consultent sans réseau et se synchronisent dès qu’une connexion est disponible : vous ne perdez jamais votre progression.
  • Une formation qui s’adapte. Les supports numériques accompagnent le rythme de chacun et renforcent les points à consolider avant les épreuves.
  • Votre espace de formation en ligne pour suivre vos cours, vos présences et vos stages (voir la section 17, « Tout faire en ligne, avec l’aide de l’IA »).
  • Un assistant documentaire par intelligence artificielle, disponible à toute heure, pour répondre à vos questions en citant ses sources.

Les stages

8. Des stages pour mettre en situation ce que vous avez appris

Le stage n’est pas une formalité de fin de parcours : c’est le moment où votre savoir devient un savoir-faire. Sur le terrain, dans les institutions partenaires — dont diverses structures hospitalières — et au domicile de personnes accompagnées, vous exercez sous tutorat — un professionnel vous observe, vous corrige et vous transmet le métier tel qu’il se vit.

Vos repères pendant le stage

  • Une convention encadre chaque stage : elle fixe le lieu, les dates, le tuteur et les objectifs. Aucun stage ne commence sans elle.
  • Le temps plein et l’assiduité sont la règle. Toute absence se signale sans délai au centre et au lieu de stage.
  • La confidentialité est absolue. Dans vos fiches d’intervention, une personne accompagnée n’est jamais désignée par son nom complet, mais par la référence attribuée par le centre.
  • La posture professionnelle — ponctualité, tenue, discrétion, respect des consignes du tuteur — est évaluée au même titre que les gestes techniques.
  • Vos fiches et votre carnet de stage se tiennent, si vous le souhaitez, dans votre espace de formation en ligne, consultable hors connexion et synchronisé ensuite.

Le voyage d’études

Le parcours comprend également un voyage d’études de découverte et d’immersion socio-professionnelle au sein d’une entreprise. Ses dates, son lieu et ses modalités vous sont communiqués par le centre.

Évaluation et certification

9. Comment vous êtes évalué, et ce que vous obtenez

Votre progression est mesurée tout au long de l’année, non par une seule épreuve finale. Le tronc commun est évalué en contrôle continu et en épreuves de fin de cycle ; la spécialisation et les stages font l’objet d’une évaluation propre, associant les gestes techniques, la posture professionnelle et la qualité de la transmission écrite et orale.

Ce que vous obtenez au terme du parcours

Le centre exerce sous l’agrément du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. À l’issue de la formation, vous vous présentez aux épreuves du certificat de qualification professionnelle du MINEFOP ; le centre y ajoute une attestation « Les 3A » qui atteste de votre parcours et de votre spécialisation.

La filière « auxiliaire de vie sociale » figure dans les fiches d’examen du ministère. L’association conduit, depuis 2024, les démarches visant à y faire enregistrer pleinement ses deux spécialisations ; le secrétariat vous informe de l’état exact de ce cadre au moment de votre inscription et de vos épreuves.

Partie III · Rejoindre le CFOAAdmission et inscription

10. Comment intégrer la formation

L’admission se fait sur dossier, puis entretien. Nous cherchons moins un niveau scolaire élevé qu’une aptitude réelle à la relation d’aide : la technique s’apprend, la disposition à prendre soin se vérifie. Un niveau permettant de lire, d’écrire et de rendre compte par écrit reste nécessaire, car la transmission d’observations fait partie du métier.

Les quatre étapes

  1. Retirer et déposer le dossier. Le dossier de candidature se retire au secrétariat du centre, à Mimboman, ou se demande par courriel ([email protected]). Il se dépose complet avant la date de clôture des inscriptions.
  2. Constituer les pièces. Demande manuscrite adressée à la direction du centre, acte de naissance, copie du dernier diplôme ou certificat de scolarité, certificat médical d’aptitude, photos d’identité, et frais de dossier.
  3. Passer l’entretien de motivation. Un échange d’une vingtaine de minutes avec l’équipe pédagogique : votre parcours, votre motivation, votre représentation du métier, votre disponibilité pour les stages.
  4. Confirmer et préparer la rentrée. L’admission est notifiée par écrit. L’inscription est validée par le règlement des frais de scolarité, échelonnable, avant la leçon inaugurale.

Frais de scolarité et facilités de paiement

11. Ce que coûte la formation, et comment l’échelonner

Les frais de scolarité proposés dans le plan de modernisation s’élèvent à 500 000 FCFA par an et par filière. Le montant applicable à la rentrée en cours vous est confirmé par le secrétariat au moment du retrait du dossier : vérifiez-le toujours à ce moment-là.

Les facilités existantes

  • Règlement échelonné en tranches mensuelles.
  • Paiement par mobile money : Orange Money, MTN MoMo, Express Union.
  • Prise en charge partielle par un employeur ou un partenaire institutionnel.
  • Dispositifs d’aide en cours de négociation avec les partenaires techniques et financiers (voir la section 12).

Des frais de dossier sont demandés au moment de la candidature ; ils sont distincts des frais de scolarité et ne sont pas remboursables. Tout paiement donne lieu à un reçu numéroté, que vous pouvez vérifier en ligne (section 9).

Financer ses études : bourses et aides

12. Les dispositifs publics à connaître

Plusieurs dispositifs publics soutiennent, au Cameroun, la formation professionnelle et l’insertion des jeunes. Leurs conditions, leurs montants et leurs campagnes changent d’une année à l’autre : ce tableau vous indique où regarder, non un droit acquis. Vérifiez toujours l’éligibilité et les dates auprès de l’organisme concerné et du secrétariat du centre.

Où chercher un financement (à vérifier chaque année)

DispositifCe qu’il peut concerner
Fonds National de l’Emploi (FNE)Appui à la formation et à l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi ; programmes de formation-insertion.
MINEFOP — bourses de formation professionnelleLe ministère de tutelle ouvre, selon les années, des bourses et places financées dans des centres agréés.
MINJEC — CMPJ / ONJLe ministère de la Jeunesse, via ses Centres Multifonctionnels de Promotion des Jeunes et l’Observatoire National de la Jeunesse, propose des bourses de formation aux jeunes inscrits.
Bureau municipal de l’emploiCertaines communes accompagnent la formation et l’emploi des jeunes de leur ressort ; renseignez-vous auprès de votre mairie.

Partie IV · La vie au centreVie au centre, assiduité et discipline

13. Des règles qui protègent la formation et les personnes

La vie au centre est régie par le Règlement Intérieur de l’association et par le Code de l’étudiant du CFOA, qui vous sont remis et présentés à la rentrée. Ces textes ne sont pas là pour contraindre : ils protègent la qualité de votre formation, la sécurité des personnes que vous accompagnerez et le respect dû à chacun dans le centre.

Ce que l’on attend de vous au quotidien

  • Assiduité et ponctualité : la présence régulière aux enseignements et le temps plein en stage conditionnent le passage des épreuves. Toute absence se justifie sans délai.
  • Respect des personnes : formateurs, personnel, camarades et, plus encore, personnes accompagnées. Aucune forme de violence, de harcèlement ni de discrimination n’est tolérée.
  • Tenue et hygiène adaptées aux enseignements pratiques et aux lieux de stage.
  • Soin du matériel pédagogique et des locaux, qui sont un bien commun.
  • Confidentialité : ce que vous apprenez d’une personne accompagnée ne se raconte pas, ni au centre, ni au dehors, ni sur les réseaux sociaux.

Si une faute est commise

Les manquements, lorsqu’ils constituent des fautes, relèvent du dispositif disciplinaire de l’association. Le Règlement Intérieur en fixe l’échelle des sanctions — de l’avertissement à l’exclusion — et la procédure. Cette procédure garantit vos droits : vous êtes informé des faits qui vous sont reprochés et vous êtes entendu avant toute décision. Selon la gravité, le Bureau exécutif, et le conseil de discipline lorsqu’il est réuni, en connaissent.

La charte éthique de l’étudiant auxiliaire de vie

14. Dix engagements que je prends

Le métier d’auxiliaire de vie sociale repose sur une confiance : celle d’une personne qui vous laisse entrer dans son intimité au moment où elle est le plus fragile. Cette charte, inspirée de la charte éthique de la fondatrice, résume les engagements que vous prenez en entrant en formation et que vous porterez tout au long de votre exercice.

1. Je respecte la dignité de chaque personne — son corps, son intimité, ses habitudes, ses croyances — en toute circonstance.

2. Je fais primer le respect de la personne sur l’efficacité du geste : je prends le temps qu’il faut, je préviens, j’explique, je recueille l’accord.

3. Je garde le secret sur tout ce que je vois, entends et apprends. Je ne parle jamais d’une personne accompagnée, ni au-dehors, ni sur les réseaux sociaux.

4. Je protège les données des personnes : dans mes écrits, je les désigne par la référence du centre, jamais par leur nom complet.

5. Je connais les limites de mon rôle : je ne pose pas de diagnostic, je n’accomplis aucun acte médical, et je passe le relais aux professionnels compétents.

6. J’observe et je transmets fidèlement, par écrit et par oral, ce qui est utile à la continuité de l’accompagnement.

7. J’alerte sans délai devant toute situation anormale ou tout danger. Signaler, c’est protéger — jamais trahir.

8. Je n’exerce aucune discrimination — d’âge, de sexe, d’origine, de religion, de condition — et je refuse toute forme de maltraitance, y compris ordinaire.

9. Je suis assidu, ponctuel et loyal envers le centre, mes tuteurs, mes camarades et les personnes que j’accompagne.

10. Je continue d’apprendre : je tiens mes gestes à jour et j’accueille les remarques comme une aide, non comme un reproche.

Lu et approuvé — Nom et prénoms : …………………………………………… Date : ……… / ……… / ………… Signature : ……………………

Sécurité, santé et urgences

15. Se protéger, protéger les autres

Prendre soin d’autrui suppose de savoir se protéger soi-même. Au centre comme en stage, appliquez toujours les règles apprises : hygiène des mains, précautions standard contre les infections, gestes de manutention qui préservent votre dos et la personne, prudence avec les produits et le matériel. En cas d’accident, de malaise ou d’incident, prévenez immédiatement un formateur, un tuteur ou le secrétariat.

Gardez toujours sur vous les numéros d’urgence. Au Cameroun, ils s’appellent gratuitement, y compris depuis un téléphone sans crédit. La fiche ci-dessous est faite pour être détachée et conservée dans votre portefeuille ou votre sac de stage.

✂ - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - à détacher

Partie V · Réussir et rester reliéAprès le diplôme

16. La formation ne s’arrête pas à l’emploi — elle y conduit

La formation seule ne suffit pas : l’association accompagne aussi l’entrée dans l’emploi. Son service de placement négocie les contrats, garantit une rémunération de 125 000 à 200 000 FCFA par mois, bien au-dessus du salaire minimum, et assure une supervision régulière du professionnel placé. Vous n’êtes pas laissé seul le jour du diplôme.

Où vous pourrez exercer

Familles à domicile ; structures d’accueil pour personnes âgées ; crèches et centres de protection maternelle et infantile ; services hospitaliers ; associations et organisations non gouvernementales du champ social.

Votre carrière, échelon par échelon

Chaque échelon est adossé à un niveau de rémunération et à des responsabilités

ÉchelonRepère
DébutantÀ l’obtention du diplôme et du certificat.
ConfirméAprès environ un an d’exercice.
SpécialiséAprès environ trois ans, dans votre orientation.
Référent / formateurEncadrement d’équipe et transmission du métier.

La formation continue (section 6) vous permet de gravir ces échelons et d’ajouter, si vous le souhaitez, la seconde spécialisation à votre profil.

Tout faire en ligne, avec l’aide de l’IA

Scannez pour ouvrir l’assistant

17. Le CFOA en ligne, à toute heure

Le centre a été pensé pour les réalités camerounaises : un téléphone modeste, une connexion parfois intermittente, des trajets longs. C’est pourquoi une grande partie de vos démarches et de votre scolarité peut se faire en ligne, et pourquoi un assistant par intelligence artificielle vous répond quand le secrétariat est fermé. Tout part d’une seule adresse : www.association-3a.org.

L’assistant documentaire — vos questions, à toute heure

Posez votre question en français ou en anglais : l’assistant répond dans votre langue, à partir des documents publics de l’association et des statistiques publiques sur l’aide à la personne (INSEE, DREES, Banque mondiale, OMS, OIT), en citant ses sources. Aucune donnée personnelle n’est requise ni conservée. Les réponses étant générées automatiquement, vérifiez les points importants auprès des sources citées ou de l’association. → www.association-3a.org/assistant

Votre espace de formation — suivre votre scolarité

Une fois admis, le secrétariat du CFOA vous crée un compte personnel. À la première connexion, vous lisez la notice d’information sur vos données, puis vous choisissez votre propre phrase d’accès. Votre espace vous permet de suivre vos cours (consultables hors connexion), vos présences, vos stages et vos fiches d’intervention. → www.association-3a.org/espace (compte : [email protected]).

Vous informer, vous inscrire, payer, vérifier

  • Demander votre dossier et poser vos questions par le formulaire de contact ou par courriel ([email protected]).
  • Régler vos frais par mobile money : Orange Money, MTN MoMo, Express Union.
  • Vérifier une attestation ou un reçu sur www.association-3a.org/verifier.

Questions fréquentes

18. Ce qu’on nous demande le plus souvent

Faut-il un diplôme pour entrer en formation ?

Un niveau de scolarité permettant de lire, d’écrire et de rendre compte par écrit est nécessaire, car la transmission d’observations fait partie du métier. Le dernier diplôme obtenu est demandé au dossier, mais l’entretien de motivation pèse autant que le parcours scolaire.

La formation est-elle reconnue par l’État ?

Le centre exerce sous l’agrément du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et les apprenants se présentent aux épreuves du certificat de qualification professionnelle. La filière « auxiliaire de vie sociale » figure dans les fiches d’examen ; les démarches engagées depuis 2024 visent à y faire enregistrer pleinement les deux spécialisations.

Peut-on travailler pendant la formation ?

La formation initiale demande une présence régulière, et les périodes de stage sont à temps plein. Les personnes déjà en poste sont orientées vers la formation continue, dont les modules courts sont conçus pour être suivis en parallèle d’une activité.

Le métier est-il réservé aux femmes ?

Non. Il est aujourd’hui très largement exercé par des femmes, mais rien dans le métier ne le justifie. Certaines situations, notamment les transferts de personnes lourdement dépendantes, gagnent à des équipes mixtes. Les candidatures masculines sont encouragées.

Que se passe-t-il après l’obtention du certificat ?

Le diplômé est intégré au vivier du service de placement de l’association. Celui-ci négocie le contrat avec l’employeur, garantit un plancher de rémunération, assure une supervision mensuelle et propose un remplaçant en cas d’absence. Le suivi après la formation fait partie de l’engagement de l’association.

Proposez-vous des formations pour les familles ?

Oui. Des modules courts destinés aux aidants familiaux figurent au catalogue de formation continue : accompagner sans se blesser, prévention des chutes au domicile, alimentation de la personne âgée, comprendre les troubles cognitifs (voir la section 6).

Contacts, services et annexes

19. Garder ce livret à portée de main

Vos contacts

Pour…Contact
Renseignements généraux[email protected]
Formation, dossier, inscription[email protected]
Direction du centre, espace de formation[email protected]
Comptabilité, frais, reçus[email protected]
Téléphone+237 6 77 78 48 04
AdresseQuartier Mimboman Beach, Yaoundé, Cameroun
HorairesLundi – vendredi, 8 h 00 – 17 h 00 (heure de Yaoundé, UTC+1)
Site et services en lignewww.association-3a.org · /assistant · /espace · /verifier

La check-list du nouvel étudiant

Pour constituer votre dossier de candidature, réunissez :

☐ Demande manuscrite adressée à la direction du centre

☐ Acte de naissance

☐ Copie du dernier diplôme ou certificat de scolarité

☐ Certificat médical d’aptitude

☐ Photos d’identité

☐ Frais de dossier

Les documents qui complètent ce livret

Ce livret est un guide pratique. Il ne remplace pas les textes de référence, qui prévalent en cas de divergence et qui vous sont remis ou présentés à la rentrée : le Règlement Intérieur de l’association, le Code de l’étudiant du CFOA, la charte éthique de la fondatrice, la convention de stage et les référentiels de formation agréés.

Petit glossaire du métier

TermeCe qu’il signifie
AVSAuxiliaire de vie sociale : le métier auquel prépare la formation.
CFOALe Centre de Formation des Auxiliaires de Vie de l’association, à Mimboman, Yaoundé.
MINEFOPMinistère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, autorité de tutelle du centre.
CQPCertificat de qualification professionnelle, délivré à l’issue des épreuves du ministère.
Tronc communLes douze mois de socle communs à tous, avant la spécialisation.
Aidant familialUn proche (fils, belle-fille, voisin…) qui accompagne une personne sans être un professionnel ; le centre lui propose aussi des modules.
BientraitanceUne manière d’accompagner qui fait primer, en tout, le respect et les droits de la personne sur la seule efficacité du geste.
TransmissionRendre compte, par écrit et par oral, de ce que l’on a observé, pour assurer la continuité de l’accompagnement.
Référence (dossier)Le code par lequel une personne accompagnée est désignée dans les écrits, à la place de son nom, pour protéger ses données.

Références et fondements

Les informations de ce livret sont tirées des textes et documents ci-dessous. Elles sont pratiques et non juridiques : en cas de divergence, les textes officiels de l’association et de l’État prévalent. Les coordonnées et les données de formation ont été validées par le Bureau exécutif de l’association.

Textes législatifs et réglementaires

République du Cameroun (1990) Loi n° 90/053 du 19 décembre 1990 relative à la liberté d’association. Yaoundé : Présidence de la République.

République du Cameroun (2010) Loi n° 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun. Yaoundé.

République du Cameroun (2024) Loi n° 2024/017 du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel au Cameroun. Yaoundé.

Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (2012) Arrêté n° 262/MINEFOP/SG/DFOP/SDGSF/CSACD du 12 décembre 2012 portant agrément du Centre de Formation des Auxiliaires de Vie (CFOA). Yaoundé.

Documents de l’association

Association Assistance et Accompagnement « Les 3A » (2005) Statuts et Règlement Intérieur (récépissé de déclaration n° 001077/RDA/J06/BAPP du 2 décembre 2005). Yaoundé.

Association « Les 3A » (2026) Plan stratégique de modernisation 2026-2031. Yaoundé.

Association « Les 3A » (2026) Site institutionnel et services en ligne. Disponible à : https://www.association-3a.org (consulté le 13 septembre 2026).

Sources statistiques et de référence

Organisation mondiale de la Santé (s. d.) Soins intégrés pour les personnes âgées (cadre ICOPE). Genève : OMS.

Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (2014) Enquête Vie quotidienne et santé. Paris : DREES.

Institut national de la statistique et des études économiques, Banque mondiale et Organisation internationale du travail (s. d.) Statistiques publiques sur l’aide à la personne et le vieillissement.

— Promotion « Sara Murielle » · 2026-2027 —

« Tenir la main de qui en a besoin, au début comme au terme de la vie. »

Ce texte reprend l'intégralité du livret de l'étudiant. Une version imprimable (PDF) est disponible auprès du secrétariat du CFOA — [email protected].